Les livres de l'été 2008

La liste des nouveautés et des coups de coeur de l'équipe de la médiathèque puis vos impressions de lecture.

Bibliographie

  • Nouveautés


  • Flight, de Sherman Alexie. R-ALE

  • Le crépuscule des stars, de Robert Bloch. RP-BLO

  • La sorcière d'Ilse, de Terry Brooks. RF-BRO

  • Noir, de Robert Coover. RP-COO

  • Ker violette, de Karine Fougeray. LR-FOU

  • Lucky girls, de Nell Freudenberger. R-FRE (nouvelles)

  • Précipice, de Milan Füst. R-FUS

  • La théorie du panda, de Pascal Garnier. R-GAR

  • Le cercle du silence, de David Hepburn. RP-HEP

  • Croco-deal, de Carl Hiaasen. RP-HIA

  • Père et impairs, de Bénédicte Jourgeaud. R-JOU

  • Mes révolutions, d'Hari Kunzru. R-KUN

  • Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson. RP-LAR (Millenium T.1)

  • La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, de Stieg Larson. RP-LAR (Millenium T.2)

  • La reine dans le palais des courants d'air, de Stieg Larsson. RP-LAR (Millenium T.3)

  • Sator : l'énigme du carré magique, d'Alain Le Ninèze. R-LEN

  • La jeune détective et autres histoires étranges, de Kelly Link. SF-LIN (nouvelles)

  • Royaume désuni, de James Lovegrove. SF-LOV

  • Garden of love, de Marcus Malte. RP-MAL

  • La chambre aux échos, de Richard Powers. R-POW

  • De sacrés petits prodiges, de Linda Quilt. R-QUI (nouvelles)

  • Contes carnivores, de Bernard Quiriny. R-QUI (nouvelles)

  • Le cintre était sur la banquette arrière, d'Alain Rémond. R-REM

  • Le pavillon des pivoines, de Linda See. R-SEE

  • La traversée du continent, de Michel Tremblay. R-TRE

  • No et moi, de Delphine de Vigan. R-VIG

  • Le secret de Big Papa Wu, de Diane Wei Liang. RP-WEI

  • Le rocking-chair qui bat la mesure, de John Edgar Wideman. R-WID

  • Mysterium, de Robert Charles Wilson. SF-WIL

  • Brothers, de Yu Hua. R-YU.


Coups de coeur de l'équipe


  • Tout le monde est occupé, de Christian Bobin. R-BOB

  • La nuit du 5 août, de Diane Chamberlain. R-CHA

  • Radeau, d'Antoine Choplin. R-CHO

  • Disgrâce, de J-M Coetzee. R-COE

  • Mendiants et orgueilleux, d'Albert Cossery. R-COS

  • Toutes les familles sont psychotiques, de Douglas Coupland. R-COU

  • En passant par la Lorraine, de Paul Couturiau. R-COU

  • Le ventre de l'Atlantique, de Fatou Diome. R-DIO

  • Indian Creek : un hiver au coeur des rocheuses, de Pete Fromm. 910.4-FRO

  • En pleine lumière, de France Fyfield. RP-FYF

  • Vacances dans le Caucase, de Maria Iordanidou. R-IOR

  • Le pingouin, d'Andreï Kourkov. R-KOU

  • Illusions mortelles, de Charlotte Link. R-LIN

  • Sauve-moi, de Guillaume Musso. RP-MUS

  • Les bisons du coeur-brisé, de Dan O'Brien. R-OBR

  • Nous vieillirons ensemble, de Camille de Peretti. R-PER

  • Une petite fête sur la planète, de Corinne Roche. R-ROC

  • Julien Letrouvé, colporteur, de Pierre Sylvain. R-SIL

  • Angle d'équilibre, de Wallace Stegner. R-STE

  • Les lisières, de Jacques Josse. R-JOS accompagné des titres ci-dessous, compte pour 1 prêt

    • Avant la route, de Jack Kerouac. R-KER

    • Oeuvres libres, de Paul Verlaine. P-VER

    • Lire aux cabinets, d'Henry Miller. R-MIL

    • L'ABCdaire des Bruegel. 759.03-BRU

    • L'ABCdaire de Van Eyck

    • de Damien Sausset. 759.03-VAN



Vos impressions de lectures

"Garden of love"
de Marcus Malte
Trop touffu, alambiqué. Difficile de rentrer dans cette histoire.

"Contes carnivores" :
nouvelles,
de Bernard Quiriny
Seuil, 2008

 Nouvelles où l'imagination n'a pas de limite. Ces histoires courtes et inquiétantes sont toutes surnaturelles. On y retrouve Pierre Gould (personnage qui apparaît dans plusieurs livres de B Quiriny) ....ce serait son double en quelque sorte. c'est un avant gout de SF A mon avis même les végétariens vont adorer !!!!
Claudine

"Croco Deal" de Carl Hiaasen
Denoël, 2008

Rire de l'Amerique (vraiment) profonde...

L'humour est présent depuis longtemps dans la littérature américaine. Occasionnellement il est très bon. Carl Hiaasen est d'autant meilleur qu'il jongle avec les clichés que l'on peut avoir sur cette immensité reculée qui va de l'opulente et âgée Floride au torride et vindicatif Texas.
C'est une construction de vaudeville avec une brochette de pauvres gens à la fois victimes et coupables (de la société autant que de leur stupidité) qui se retrouvent confrontés à l'absurde en ayant toujours sous la main les poncifs américains.
Prenez un climat tropical, des acteurs sous éduqués, des armes en vente libres, des cannettes de bières à foison... rajoutez le télé-marketing et l'écologisme militant... N'oubliez pas les couples frauduleux. Pour couronner le tout posez un indien aussi maladroit « qu'une mule alcoolique » et vous gagnerez une délicieuse série de fous rires!

Nikolaz FAROCHE


"Flight"
de Sherman Alexie
(Terres Indiennes)
Albin Michel, 2008
 
Critique n° 1, de Nicolas
Selection Rendez Vous Livres été 2008 Rendez-vous libres!
Etrange et penétrant que ce livre... L'Amérique abrite (est-ce le bon mot?) l'Amérinde. Ce monde étrange peuplé d'Américains de souche, d'américains obligés de creuser entre leurs racines pour trouver une identité pourtant évidente:ce sont des Indiens. Sherman Alexie est l'un de ceux-çi. A ceci près qu'il est célebre et célébré. A juste, très juste titre. En quelques années, cet enfant taciturne d'une réserve perdue (et là, le mot est bon) aux confins de l'oubli est devenu ce que nombreux qualifient (déjà?!) « d'un des plus grands écrivains du XXIeme siècle ». ça n'a pas grand sens. Pays du marketing, en littérature comme en toute chose, l'Amérique est aussi pays de candeur. A ce titre, Flight est un immense roman contemporain qui reste profondément simple. Candeur que celle de « spot » orphelin indien ou à peu près, ravagé d'acnée et de mal être qui va, en quelques pages brillantes passer du crime gratuit à la sérénité. Etrange et pénétrant que ce livre, qui raconte l'histoire de cet étrange « pays sans histoire » , indéfinissable le sentiment profond d'amour que Sherman Alexie nous offre, dans cette histoire sans naïveté mais pleine de candeur. Aucune chance que je parle plus du contenu; il ne fait que 202 pages et aucune ligne n'est à retrancher; à vous de les lires, ou pas. Mais si vous ne le faites pas, vous ne saurez jamais la tristesse de ne pas l'avoir lu. Nikolaz FAROCHE

Critique n° 2, de Rozenn
Objet non identifié... Livre captivant (une petite soirée suffit) et à la fois perturbant. Le narrateur, un enfant, revit des moments importants de l'histoire américaine (toujours en lien avec la cause des indiens) dans des corps d'adultes. Lors de cette première échappée narrative, on se sent perdu dans le récit, mais le pli est vite pris et on a qu'une hâte : voir de quelle manière cet enfant va se sortir de ce corps et conditions d'adulte. Au-delà, le thème abordé, à savoir la cause des Indiens, s'avère intéressant et donne envie de creuser ce sujet. Rozenn

"Ker violette"
de Karine Fougeray
éd. Delphine Montalant

Le début est agréable, frais, léger. Puis le vocabulaire comporte quelques mots crus, dans certains chapitres. Comme le narrateur change presque à chaque chapitre, il faut bien s'accrocher, à chaque nouveau chapitre, pour deviner l'identité du narrateur. L'histoire est découpée et apparaît dans le désordre. Certains passages sont tristes, voire "bêtes": la brave jument meurt à cause de la bêtise humaine : navrant !....On en ressort triste.....
Marie-France

"Le ventre de l'Atlantique"
de Fatou Diome
Ed. Anne Carrière, 2003
Voici donc ce que je pense de "Le ventre de l'Atlantique" de Fatou Diome. En fait, elle parle surtout pour tous ces immigrés que l'Occident attire comme l'Eldorado.L'histoire n'est pas très importante, elle délivre surtout un message....
Marie-France

"Les bisons du Coeur-brisé" de Dan O'Brien
Au diable Vauvert, 2007

Sélection Rendez-vous-livres - Eté 2008

Très beau voyage dans les grandes plaines américaines. Bien que néophyte, l'auteur s'essaie à réimplanter l'élevage de bisons pour redonner vie à l'éco-système mis à mal par les générations précédentes (c'est le récit de sa propre vie). L'auteur doit d'abord se persuader de le faire, puis s'armer de patience tout en accomplissant un énorme travail de fermier ; sans oublier la gestion financière de son projet et sa vie personnelle... d'où sa devise "arrête de causer et agis". Le côté historique est très bien documenté ainsi que ce qui a trait à l'écologie et à la fauconnerie -grand bol d'air, de nature. Seul bémol : parfois quelques longueurs.
Claudine Tainturier

"Lire aux cabinets"
de Henry Miller
Gallimard, 2007

Le ton est drôle. Les réflexions sont intéressantes et pertinentes sur la lecture, les auteurs. Ca se lit rapidement mais agréablement !
Marie-France

"Noir", de Robert Coover
trad. de l'anglais par B. Hoepffner
(Fiction et Cie)
Seuil, 2008

Déçue. Je n'ai pas réussi à aller au-delà de la page 54 et ne saurai donc jamais la fin... Qu'importe. Le style d'écriture et la narration à la deuxième personne du singulier ont été, pour moi, dérangeant. Pas de chapitre, seulement des espaces ... J'ai eu l'impression de ne pas pouvoir reprendre mon souffle tout au long de ma lecture. Rozenn

"Précipice" de Milan Füst
traduit du hongrois par Sophie Aude
postface de György Bodnar
Cambourakis, 2008

Résumé : Un honorable professeur d'université dont la vie pleine de manies, semble réglée comme une bonne vieille montre à gousset se lève un matin d'une humeur nouvelle et étrange. Il ne prépare pas son cours et part néanmoins à l'université. Au fil des rues, son esprit divague et dresse le bilan de sa vie.
A la couverture, sobre et contemporaine à la fois, le lecteur s'attend à un récit tout aussi contemporain. D'autant que lire un auteur Hongrois n'est pas non plus très courant. Et bien non, nous voici "précipité" dans une histoire d'un autre temps. C'est en effet, un exercice de style auquel se livre l'auteur plutôt qu'une histoire passionnante et le style est désuet. On nous annonce un précipice mais disons que le personnage trébuche et s'offre trois jours de délires : il fait et défait les couples, manipule, s'essaie même à l'empathie envers ses étudiants... il cherche un sens à sa vie le brave homme et finit par rentrer chez lui, bien décidé à renoncer à l'aventure. Le mérite de cette lecture est de me pousser à aller voir du côté des auteurs Hongrois... Isabelle

"Père et impairs" de Bénedicte Jourgeaud
Flammarion
Il se reconnait dans un article (écrit par son ex femme) très négatif d'un magazine féminin, sa vie bascule. Le personnage prend, par la force des choses, des engagements familiaux qu'il refusait d'accepter auparavant. Les situations décrites ne sont pas conventionnelles. L'homme cherche sa place dans cette "suite de vie de famille", et la fin n'est pas forcément celle que l'on attendait.... le plus : se lit très facilement.
Claudine.
Infos : Prix Marie Claire du Premier Roman 2008

"Vacances dans le Caucase" de Maria Iordanidou
trad. du grec par Blanche Molfessis
Actes sud, Institut français d'Athènes, 2008

Les dernières vacances...

L'été 1914 est parfois appelé le dernier été de l'Europe. Et en cette époque parfois 'Belle', l'Europe s'étendait bien loin, dans le Caucase comme dans le reste du monde. L'héroïne malgré elle de ce magnifique petit livre, grecque de Turquie (ce qui n'existera bientôt plus) est invité à passer quelques temps dans le Caucase russifié. A peine embarquée et brinquebalée dans l'anarchie des trains russes de la mobilisation elle se perd irrémédiablement au pays du petit père le Tsar, lui aussi d'ailleurs condamné. Pays étrange, peuplé d'étrangers, parfois les uns aux autres, déroutant par sa langue et son esprit mais aussi terriblement charmeur et attachant. Au point que cet été crépusculaire va durer plusieurs années. Livre mémoire et livre bijou que ces vacances caucasiennes, richesse des émotions partagées et de ce monde englouti.
Un vrai bonheur de lecture, douce amère.

Nikolaz FAROCHE


"En passant par la Lorraine" de Paul Couturiau
Presses de la Cité, 2003
Se lit assez vite...Quelques questions graves sont soulevées. Et en suscitent aussi en soi (qu'aurais-je fait à la place des personnages principaux ?). Certains dialogues au début du livre, sont peu crédibles : ils sont surtout là pour expliquer certaines choses au lecteur...Quelques situations rappellent d'autres livres, ou scènes vues dans certains films. Ce qui m'a amené à penser finalement que, sans avoir été témoin de cette période, on finit par connaître presque par coeur, certains faits. Alors, avec le recul, j'ai trouvé l'histoire peu recherchée, peu originale...
Marie-France.

"La nuit du 5 août" de Diane Chamberlain
(Grands romans)
Presses de la Cité, 2007
L'histoire est captivante, la construction est originale, avec les flash-back et l'intervention des proches de la narratrice. Mais la fin m'agace, avec son lot de surprises à chaque page. On n'en demandait pas tant. J'ai expérimenté ce genre de construction dans un thriller aussi. Et cela m'agaçait également, car il y avait trop de nouvelles informations ; et l'on finissait par être un peu noyé au milieu de toutes ces surprises. Cela dit, je ne regrette absolument pas de l'avoir lu...  


"Le pavillon des pivoines" de Lisa See
Traducteur : Pierre Ménard
(Littérature étrangère)
Flammarion, 2008
C'est un bon voyage exotique à travers l'histoire, et géographique; que j'ai trouvé moins triste que le roman de Yu Hua. On en apprend beaucoup sur la vie dans la bonne société chinoise au seizième siècle. Et notamment sur la condition des femmes, totalement recluses et privées de leur droit d'exprimer leurs opinions. On y découvre aussi les rites funéraires et la façon dont les Chinois conçoivent la vie dans l'au-delà. Certaines de leurs expressions sont poétiques, mais leur attitude face à certaines situations dans la vie n'en demeurent pas moins rudes et austères...
Marie-France.

"Le royaume désuni" de James Lovegrove
Traduit par Nenad Savic
(Fantasy)
Bragelonne, 2008
C'est un roman d'anticipation. Où l'écologie a sa place...Mais la démocratie disparaît, au profit de l'anarchie. Ce livre m'a fait penser à " The postman" de et avec Kevin Costner. Ce film n'est pas très connu, mais on y découvre des États Désunis, isolés les uns des autres. La démocratie n'est plus, et un "postman" prend son courage à deux mains et recommence la distribution du courrier, lien vital à travers le pays... "Le royaume désuni" semble vouloir aussi dénoncer l'effet dévastateur des sectes. On y parle de courage aussi, à poursuivre sa quête....
Marie-France.

« Le secret de Big Papa Wu »
 de Diane Wei Liang
NIL, 2008

(Sombres) histoires de Chine.
L'Empire change et reste le même (et inversement). La Chine est une usine culturelle, ou plutôt une fabrique, le terme est plus noble. Il faut s'attendre donc à voir la proportion de romans actuels, légers ou sérieux, augmenter. Et la Chine est Histoires... Et tel est bien le secret de Big Papa Wu... Des histoires d'évolutions, de progrès économique qui s'enracinent dans l'histoire des royaumes combattants et de l'effroyable Révolution Culturelle... Diane Wei Liang nous livre une histoire de secrets de famille ; de cette immense famille tentaculaire qu'est la Chine actuelle. Une bonne lecture, simple et accessible, au sujet du secret et de la mémoire... ce qui n'est ni simple ni accessible !
Nikolaz FAROCHE

"De sacrés petits prodiges
de Linda Quilt
Seuil, 2008
Résumé : Dans une veine entre Roald Dahl et Lewis Carroll, ces sept nouvelles pour grands et petits mettent en scène des familles dans lesquelles se trouve un enfant affligé d'un mal étrange, d'origine congénitale ou maléfique : goût incontrôlable du mensonge, absence totale de regret, mémoire exceptionnelle.
Vous avez aimé ? Un peu. Bof... cela ne m'a pas fait rire aux éclats, mais peut-être que je n'ai pas l'humour anglais ! Edwige


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