Partager l'article ! Impressions d'Haïti: Jacques Roumain "Gouverneurs de la rosée" L'action se situe à Fonds rouge. Manuel, de retour de Cuba ...
Jacques Roumain
"Gouverneurs de la rosée"
L'action se situe à Fonds rouge. Manuel, de retour de Cuba va mobiliser les gens du village pour qu'ils s'organisent en Coumbite. Jacques Roumain, alors qu'il est un "petit bourgeois blanc," va décrire avec tendresse, humour et respect les nègres orteils, les nègres pieds-à-terre - si pauvres qu'ils ne peuvent s'acheter de souliers. Jacques Roumain parvient à nous montrer la richesse naturelle de l'île avec ses chênes, ses orangers, ses figuiers.
L'auteur : C'est un sang-mélé (teint clair, et traits européens). Issu de la bourgeoisie haïtienne. A fait ses études en Europe. Ses idées : l'indigénisme ou la quête d'une identité haïtienne et
le marxisme (en pleine occupation américaine 1915-1934). De retour en Haïti en 1927, il a 20 ans, lutte contre l'occupation américaine. Conséquence de cette occupation : sursaut nationaliste,
mouvement indigéniste. Les intellectuels sont convaincus qu'il faut un "retour" aux racines africaines, et aux croyances traditionnelles pour retrouver une identité nationale. En 1934, Roumain
fonde le premier parti organisé de l'île : le PC. Il est rapidement obligé de quitter Haïti pour la France. Mort à 38 ans, il ne verra jamais la publication de ce livre.
Isabelle
Lyonel Trouilot
"Bicentenaire"
Tout d'abord, j'ai eu du mal à accrocher. La construction du récit est particulière. Mais il est intéressant pour mieux connaître la grande misère d'Haïti, que l'on aurait tendance à oublier
rapidement en retournant vaquer à nos occupations quotidiennes. On mesure l'ampleur de l'exode rural et le poids du prosélytisme des Protestants. On sent le désir d'une vie meilleure, brimée
parce que le changement tant attendu ne vient jamais.
Marie-France
"Thérèse en mille morceaux"
Coup de coeur - Je le recommande.
Bien écrit. "L'éclosion" est parfaitement transcrite, la culture et le poids des traditions bien décrits.
Dominique
"Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer"
"Vers le sud"
Dany Laferrière
J'ai commencé par "comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer" deux gamins prennent une revanche sur la vie au travers des femmes blanches ...........ensuite "vers le sud" c'est une sorte de mélange de vie et
aussi de mélange de corps blancs et de corps noirs ........... on découvre vraiment un autre monde, la sensualité est très forte, les relations noirs-blancs passent du colonialisme au total libertinage, la magie d'Haiti transforme les occidentaux. cependant, à évoquer presque les mêmes thèmes, ces deux ouvrages se ressemblent un peu trop. "vers le sud" est plus troublant et cette suite d'histoire mieux contruite, elle apporte plus. changer d'auteur me semble indispensable pour ne pas se lasser de des "bonbons et piments" d'Haiti Claudine
L'odeur du café
Bien sympa "L'odeur du café" de Dany Laferrière pour finir l'année. Bonnes fétes de fin d'année à tous. Anne
"Vers le sud"
Beaucoup aimé, je le recommande.
Une riche palettes de personnages opposant les occidentaux qui viennent chercher dans les îles "autre chose" et les Haïtiens sans illusions, un peu désabusés
et qui cherchent à échapper à la pauvreté. Les rencontres entre les deux se font par les liens de chair. Se lit facilement avec plaisir. Dominique
"Eros dans un train chinois"
René Depestre
Jubilatoire et amoureux et érotique. L'auteur nous entraîne dans des voyages à la fois politiques, amoureux, psychologiques et érotiques. C'est tantôt l'histoire de la Chine revue et corrigée par
la plume et le sexe d'un journaliste international ; tantôt celle d'un jeune étudiant Haïtien en exil intellectuel. C'est cocasse, drôle. Isabelle
autre impression :
A propos du livre "Eros dans un train chinois". Du c**, du c**, du c**! Je finis fatiguée la lecture de ce livre où la chose amoureuse est décrite à travers des scénari dont le contexte
géopolitique serait informateur si ce n'était ce fil conducteur érotique qui finalement nous détourne de la gravité des situations décrites. L'imagination débordante de l'auteur en matière de
synonymes poétiques des "outils" amoureux prête à sourire puis, finalement, lasse. Je pense que le trop, tue. Un peu moins de nouvelles m'aurait suffit. A lire tout de même pour le sourire...
Caroline
"Hadriana dans tous mes rêves"
de René Depestre
Première rencontre avec un livre haïtien, superbe voyage aux pays des zombies, plein de fantaisie, de tendresse. J'ai beaucoup aimé, sans que cela soit, pour moi, un coup de coeur. Claudine
"Fado"
"Poèmes des îles qui
marchent" de René Philoctète
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